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Words
Patience au coeur, sa lourdeur aux bras, un arum devine sa silhouette, caresses. Impatiences en fleurs, sa pudeur niera les automnes, divines étaient les averses. L'aube criait dans les feuillages asséchés, au loin une vague de rosée, les senteurs envahissaient l'ampleur des baisers à terre, humides. Un silence aride couvre les chants nocturnes, l'horizon, en face la nuit semait les rayons. brume délicieuse, les pétales renaissent en nombre, sonorité que la pluie surveille. printemps ? au nord une mousse appelle le sud, la fraicheur de ta voix disparait dans des lumieres... mers agitées. accrochant aux roches sa coiffure, l'été hypnose. Marelles affamées, plus au sud, sec, cassent. l'hiver aboie quelques immortelles, la poussiere celeste recouvre les monts, apparition de ta voix rechauffant l'obscurité de ces nuits, ta voix fertile que le printemps assume; et quand l'automne innonde, cette voix parcours; la voix que l'été claque dans le sable; une voix chaude reconfortant mon coeur, avec le temps il s'alourdit.
Sous cette blanche Je m'endors. Mon nuage Si loin, sûr ce soir, Qui sans songe, longe ce brouillard; ] Couvert d'une toile Sainte et blanche Aspirant lentement mes mensonges. ] -Des mensonges noirs Dans mes hanches. Soirs de la ronde blanche Permettez-moi de peindre Cette toile en vérité. Toi; onde bruyante, Enlace dans ta lumière Nocturne cette sphère Qui libère la mer De mes regrets ! Enfin, laisse apparaître La lumière qui presse Au creux de mes pertes. -Je m'endormirai alors.
La ferveur aux galops de ma chevelure, humidifiée par les angoisses d’un sommeil, jusqu'à nos retrouvailles. S' Évaporent les cristaux de ma peau, seule, longtemps solide. Nous ne sommes qu'une partie de l'eau. Celle qui mène au port sans jamais perdre pieds. Traversant les naufragés décomposés.
Les ondes de ta voix ont laissé autour de mes levres des rides, comme des cartes postales du bonheur que je ne peux m'empêcher de graver par cette nostalgie impatiente.
La place de l’ultime avec toi, les toits se fondent à l’espace d’un temps brumeux gorgé de lumières holographiques. Dans ce spasme, il y a des arcades qui absorbent. Depuis là, des voûtes comme des ventricules sous lesquels nous nous sommes abrités. Les murs graphiques dans l’air silencieux fabriquent un ciel de pixels. Cette fin sereine est un spectacle à moitié entamé Qui entraîne avec lui la foule qui l’acclame. Peu à peu le publique devient le comédien solitaire dans les couleurs inconnues d’une scène. Les chairs s’emmêlent dans des reflets presque imperceptibles. Des nuages organiques irradient le sol qui s’efface. Nous admirons la scène d’un apaisement violent. Attendons que l’horizon, comme un metteur en scène , nous dispose en lui. À notre tour de briller dans l’éclat sourd de ce jour, d’inaugurer des premiers applaudissements en fin de course. Ce tout magnifique , tour d’une intuitive espérance, nous guidera sur cet écran figé à jamais.